Tout commence à Baltimore le jeune Tyrone est un fan de sport et plus particulièrement de basket. Rien d‚¬„¢exceptionnel, mais ce gamin qui avait arrêté de grandir à dix ans, se retrouve être retenu dans l‚¬„¢équipe de son lycée. Et pas n‚¬„¢importe quelle équipe, mais celle qui est encore considéré comme la meilleure de l‚¬„¢histoire. Aux cotés de Reggie Lewis, Davis Wingate et Reggie Williams, trois autres futurs NBAers il emmène son école à deux saisons consécutives sans défaite et rafle le titre de meilleur lycéen en 1983. Son coach, Bob Wade, ne tarit pas d‚¬„¢éloge sur ses talents de leader et de défenseur. Lors du Capital Classic, un tournoi All Star de High School, Bogues compile 6pts, 6as, 6int et obtient l‚¬„¢ovation de la foule, son travail en défense permet à son équipe de revenir et de gagner la rencontre et remporte le titre de MVP. D‚¬„¢un handicap, il a transformé sa taille en un avantage.
Il débarque en NCAA dans la prestigieuse Atlantic Coast Conference, conférence ou évolue Duke, North Carolina et Michael Jordan, Georgia Tech ou bien Maryland. Mais ce n‚¬„¢est pas dans cette dernière, mais à Wake Forest qu‚¬„¢il choisira d‚¬„¢évoluer, s‚¬„¢exilant en Caroline du Nord. Malgré des résultats faibles, le meneur des Demon Deacons y connaît une progression constante et s‚¬„¢impose une nouvelle fois en leader. A l‚¬„¢entame de sa saison de Junior, il est nommé capitaine de l‚¬„¢équipe. Ses stats personnelles décollent, il est nommé dans le troisième cinq de l‚¬„¢ACC et comme 130 autres universitaires, il reçoit une invitation pour le camp de sélection de l‚¬„¢équipe nationale américaine pour participer aux Championnats du Monde de 1986. Il se montra parmi les meilleurs de la cinquantaine ayant répondu favorablement. En compagnie de David Robinson, Kenny Smith et Sean Elliott il remporte le premier titre mondial des USA depuis 1954.
Lors d‚¬„¢une rencontre décisive pour aller en demie-finale, Bogues humiliera Drazen Petrovic en ne lui permettant pas de marquer le moindre point lors des 8 premières minutes. La star Yougoslave finira avec seulement 12 points à 4/17, son plus mauvais total de la compétition. Bogues sortira comme étant le meilleur passeur et intercepteur de son équipe. Il clôt d‚¬„¢ailleurs sa carrière universitaire en devant le meilleur passeur et intercepteur de l‚¬„¢histoire de sa conférence.
Les Washington Bullets en mal de meneur se laisse séduire par se joueur précédé d‚¬„¢une réputation flatteuse de défenseur, et le sélectionnent en douzième position lors de la draft 1987. Mais c‚¬„¢est tout de même une surprise pour beaucoup de monde de voir un joueur aussi petit drafté aussi haut. Mais Bob Ferry, le General Manager des Bullets, persiste et signe : « Nous l‚¬„¢avons vu contre tous les arrières de cette draft et il les a tous dominé. Il aura des problèmes, mais il va en créer bien plus. »
Dès sa première saison, ses qualités de playmaker en font le meilleur passeur de l‚¬„¢équipe et fini une saison de rookie de façon satisfaisante avec 5pts à 39%, 5.1pds et 1.6 int. Malgré cela, les Bullets le laisse à la disposition des expansion teams de Miami et Charlotte. Les Hornets ne manquent pas l‚¬„¢occasion de faire revenir en Caroline du Nord le micro meneur. C‚¬„¢est sous ses nouvelles couleurs, où il va prendre toute sa dimension et tirant dans son sillage son équipe. L‚¬„¢idole des gosses passera neuf saisons en Caroline du Nord, formant un trio redoutable avec Larry Johnson et Alonzo Mourning. Il n‚¬„¢est pas étranger aux performances de ses deux compères, distillant bon nombre de caviars pour des alley hoops d‚¬„¢anthologie. Ses adversaires vantant des qualités « En défense, il tourne autour de vous comme une araignée d‚¬„¢eau. Vous devez toujours vous demandez où il est quand vous avez la balle », déclara Spud Webb, l‚¬„¢autre meneur de poche que beaucoup tendent à confondre avec Muggsy. Mais à l‚¬„¢inverse du vainqueur du Slam Dunk Contest 1986, Bogues lui n‚¬„¢a jamais dunké, ou alors en rêve.
En 1997, après une saison quasi blanche à cause d‚¬„¢une blessure au genou gauche, Bogues reviens remonté et son souffre douleur sera Allen Iverson. Tout le monde est faciné par la vitesse du Sixer, mais Bogues veut prouvé qu‚¬„¢il est toujours le joueur le plus rapide de la ligue. Le 17 décembre 1997, Allen Iverson réalise l‚¬„¢un des plus mauvais match de sa carrière, à l‚¬„¢image de Petrovic dix an plus tôt, il rendra une pâle copie de 11pts à 5/18, 4rbs, 7pds et 7bps. En face, Muggsy est désigné meilleur joueur du match avec 24pts à 11/14 et 6pbs. Pourtant, durant l‚¬„¢été, les dirigeants des Hornets ne lui font plus confiance et signent David Wesley qui devient le titulaire. Bogues se retrouve échangé en compagnie de Tony Delk dès le début de la saison régulière. A partir de ce moment, il se retrouvera remplaçant et ira tenter de relancer sa carrière à Toronto. Mais dès le début de la saison 2000-2001, c‚¬„¢est le genou droit qui lâche. A son retour de blessure, il est expédié aux Knicks ou il ne foulera jamais le parquet.
Bogues termine une carrière exemplaire en étant toujours le meilleur passeur et intercepteur de la franchise des Hornets et il est pour l‚¬„¢instant avec 6726 passes décisives le quinzième passeur de tout les temps de la NBA.